Elections partielles du 24 novembre 2015

Commission de la recherche du Conseil académique de l’Université de Strasbourg
Notice explicative CR partielles nov 2015

Profession de foi de la candidate

 « Responsabilité, Démocratie, Collégialité »

Collège B : Christine HUYGHE
CV

Les réformes menées depuis une dizaine d’années dans les universités ont conduit l’université à être gérée comme une entreprise avec des diplômes devenant des produits et les entreprises des clients. Ces réformes menées à marche forcée ont été acceptées sous prétexte d’une plus grande autonomie de nos universités. Malheureusement, cette pseudo-liberté donnée aux universités sous le vocable  “responsabilité et compétences élargies” a conduit à des effets pervers.  La masse salariale dévolue à l’université représentant plus de 75% du budget total de l’université, est devenue une variable d’ajustement de notre budget. Cela a eu pour conséquence une diminution de plusieurs dizaines de postes d’enseignant-chercheur depuis 2009 alors que le nombre d’étudiants passait de 41 000 à près de 47 000 dans la même période. Si cette tendance se maintient, on peut estimer que le pourcentage de doctorants ayant vocation à intégrer l’université sera proche de 5%. Cela obère à terme le fonctionnement de l’enseignement supérieur, nos missions de service public ainsi que l’objectif de mener 60% d’une classe d’âge au niveau d’un diplôme de l’enseignement supérieur d’ici 10 ans (40 % actuellement).

L’engagement des élu.e.s RDC au sein de la communauté universitaire n’est pas séparable des revendications nationales visant à obtenir un meilleur budget ou une relance du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Mais la candidature de Christine HUYGHE s’inscrit d’abord dans le cadre du travail que les élu.e.s RDC conduisent depuis 2012. Ces actions cherchent à limiter les effets néfastes des politiques visant à généraliser la recherche par projet et à conduire l’université publique à se privatiser (porosité avec les écoles privées, incitation à augmenter les tarifs d’inscription, implication forte dans la formation professionnelle au détriment de la formation initiale, utilisation des Diplômes d’Université pour contourner la limitation des frais d’inscription définie au niveau national…); effets qui se sont aggravés depuis 2012 dans un contexte de pénurie et de développement exponentiel de la politique dite “d’excellence”. Les élus RDC œuvrent pour rappeler à la présidence actuelle de l’Université l’impératif de défendre un Service public renforcé d’enseignement supérieur adossé à une recherche indépendante qui majoritairement ne peut être programmée.

 

La candidate RDC  s’engage sur les points suivants :

 

Crédits de la recherche

  • Poursuivre les efforts pour revoir la notion de soutien de base et le « point chercheur », variable selon les secteurs : il faut déjà assurer  que le point chercheur permette de faire un minimum annuel (participation à un colloque, équipement et fonctionnement minimum pour répondre à la mission recherche).
  • Se battre pour un financement récurrent stable, après estimation complète des besoins;
  • Les appels d’offres actuels gérés par la commission de la recherche sont soumis à trop de conditions liées à l’excellence ou à l’investissement : il faut un nouvel appel d’offre pour dynamiser des projets de recherche plus modestes et non finançables actuellement.

 

Lien enseignement et recherche

  • Créer les conditions qui garantissent aux enseignants‐chercheurs un réel mi‐temps recherche, en finançant le référentiel des tâches et en allégeant les charges administratives.
  • Multiplier les possibilités de type Congé de Reconversion et  Changement Thématique permettant aux enseignants‐chercheurs de dynamiser leur recherche, en particulier lors d’un retour de congé maternité ou parental.
  • Négocier des périodes de délégations plus longues au sein des organismes et abandonner les « chaires d’excellence ».

 

Politique d’excellence et investissements d’avenir, orientations de la recherche

  • Les élu.e.s RDC demandent l’ouverture permanente des crédits d’excellence à l’ensemble des collègues. Si le périmètre d’excellence est aujourd’hui caduc et que ces crédits peuvent être utilisés pour des outils collectifs tels que des actions structurant la recherche, c’est en grande partie à la pression constante des élu.e.s RDC qu’on le doit.
  • Travailler à  la maîtrise par les conseils, au premier rang desquels la Commission de la Recherche, des décisions concernant les financements d’excellence et obtenir la suppression du comité de pilotage de l’IDEX, de même que les structures ad hoc issues de la politique d’excellence. Toute utilisation des crédits d’excellence doit être évaluée, contrôlée et votée par les élus de notre université.
  • La discussion des orientations, des contrats quinquennaux et du Contrat de Projet Etat-Région, le suivi des laboratoires sont des missions essentielles de la Commission Recherche à développer. Ces points sont d’une importance cruciale à l’heure où la préparation du quinquennal va occuper une bonne partie du travail de la CR jusqu’au terme de son mandat actuel

 

 

 

Évaluation et promotion des enseignants-chercheurs

L’attribution des CRCT, des délégations ainsi que la promotion des EC fait partie des nouvelles attributions du Conseil académique restreint.  Christine Huyghe s’engage avec les élu.e.s RDC – leur pratique n’a jamais dérogé à ces règles – à traiter les dossiers individuels avec la plus grande objectivité possible, dans le respect de la déontologie et de la collégialité propres à nos statuts et missions, en particulier en présentant leurs liens d’intérêt et leur possible situation de conflits d’intérêt.

 

Liens université/organismes de recherche

Le soutien mutuel des deux tutelles aux laboratoires mixtes avec leurs moyens propres et leurs spécificités doit être maintenu. Christine Huyghe s’engage, avec les élu.e.s RDC, à maintenir les contacts et les interventions communes avec les élu.e.s au comité national de la recherche scientifique et dans les CSS INSERM pour mieux défendre les laboratoires strasbourgeois et leur permettre de s’intégrer à une stratégie nationale et de ne pas être soumis à des intérêts purement locaux.

 

Région et International

  • Il convient de favoriser les relations, projets communs et financements des collectivités locales avec les seules universités et organismes représentés par leur direction, assistés de leurs instances représentatives et régis par des conventions, et non par des structures spéciales échappant à tout contrôle démocratique. Les élu.e.s RDC ont ainsi combattu les dérives vers une gestion privatisée des contrats de recherche et des personnels via la SATT (Société d’accélération du transfert technologique) qui ne défend pas systématiquement les intérêts des chercheurs et enseignants/chercheurs ou la convention avec l’ECAM (Ecole Catholique des arts et métiers) qui ouvre la porte à l’enseignement supérieur privé, lequel ne répond pas toujours aux valeurs de mission du service public (Droit d’accès à l’enseignement pour tous ou au moins pour le plus grand nombre sans exclusive).
  • Les élu.e.s RDC ont combattu le contrat de site en 2013 en raison de sa structure de gestion non démocratique et des dangers portés par les mutualisations sans moyens nouveaux. Avec elles/eux, nous resterons vigilantes sur ce point.
  • Les élu.e.s RDC ont combattu les logiques de « spécialisation intelligente » des régions pilotées par la commission européenne dans le cadre d’Horizon-2020, porteuses de régression de la diversité des disciplines. C’est pourquoi les élu.e.s RDC ont veillé à la  mise en avant de toutes les thématiques existantes dans la « cartographie de l’excellence en recherche » de la commission de la recherche en 2013 pour le programme cadre Horizon-2020.  Nous resterons vigilants sur ce point.

 

 Politique documentaire

Les élu.e.s RDC accordent une grande importance au conseil de la documentation qui comprend deux représentantes RDC. La politique documentaire doit être une des prérogatives de la Commission de la recherche, en particulier avec le Conseil de la Documentation et les personnels impliqués, alors même qu’un coûteux projet d’archives ouvertes locales a été développé hors du Conseil de la documentation et de la Commission Recherche.

 

 

« Je vous invite à consulter les Procès verbaux de la Commission de la Recherche qui vous montreront que les élu.e.s RDC se battent dans chaque conseil pour défendre les intérêts de l’ensemble des chercheurs et enseignants-chercheurs. Pour ma part j’ai à cœur d’inscrire mon engagement dans le cadre du travail collectif des élu.e.s RDC, au service de notre communauté universitaire et d’un service public de qualité, valorisant le travail collectif et non pas le mérite individuel qui a pour conséquence l’émiettement de notre communauté. »

 

 

La candidate de la Liste Responsabilité-Démocratie-Collégialité est soutenue par les organisations suivantes : SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNTRS-CGT, SES-CGT, Sgen-CFDT, SNPREES-FO.

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