Projet de loi « Fioraso », ESPE et Contrat de site Alsace : quelles réformes pour quels changements ?

Le projet de loi sur l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR) présenté aux organisations syndicales et non soutenu par le CNESER après discussion et amendements, est-il acceptable ? Pour la majorité des organisations syndicales ce projet de loi doit être substantiellement modifié, sinon abandonné. Il aura des conséquences majeures et largement négatives sur tout l’ESR.

Il maintient, en les aggravant parfois (voir ci dessous) les dispositions de la loi LRU et du Pacte pour la recherche et ne répond en rien aux attentes des personnels et des étudiants exprimées notamment lors des Assises de l’ESR.

Nous attendions un refinancement des établissements, notamment en ce qui concerne la masse salariale, la recherche et l’enseignement. Nous attendions des mesures ambitieuses pour l’emploi, seules à même de réduire la précarité massive dont sont victimes tant de collègues. Nous attendions le retour au financement récurrent stable en lieu et place de la domination des appels d’offre type ANR, la remise en cause des inégalités entre disciplines générées par les Investissements d’avenir. Nous attendions une nouvelle complémentarité entre les universités et les organismes de recherche. Nous attendions que  ces derniers soient  confirmés dans leur rôle de structuration nationale de la recherche, a contrario de leur transformation en simples agences de moyens. Nous attendions le retour à un fonctionnement plus démocratique et collégial des établissements, et une évaluation de la recherche loin de l’opacité à la mode AERES.

Rien  de tout cela n’est au rendez-vous. Si nous voulons retrouver les moyens d’enseigner correctement, de faire de la recherche de façon libre et sans courir sans cesse après les financements, si nous voulons, toutes catégories confondues, travailler dans d’autres conditions, nous allons devoir nous mobiliser pour repousser ce projet de loi et imposer les mesures  à même de transformer notre quotidien et celui des établissements de l’ESR.

Parallèlement à cette loi qui doit passer en Conseil des ministres à la fin de ce mois, nous apprenons que le Contrat de site Alsace est en cours de finalisation, alors même que les élus et les représentants des personnels de notre université n’en ont pas été informés. Elaboré par le Ministère et les présidences et directions de quatre établissements (Université de Strasbourg, UHA, INSA et BNU), ce contrat aura des incidences majeures sur la recherche et les formations en Alsace, comme sur le fonctionnement de notre université. De même, la création de l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) qui se substitue à l’IUFM, change en profondeur les conditions de formation des futurs enseignants et les conditions de travail des personnels attachés à cette nouvelle structure.

Tous ces projets engagent l’avenir de notre université. Nous vous invitons à venir débattre de ces réformes et restructurations majeures à l’occasion d’une réunion d’information appelée par les organisations suivantes :

SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNTRS-CGT, SES-CGT, SNPREES-FO

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